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Extinction de l’éclairage public

Informations mises à jour par ville-crolles.fr en juillet 2016 Dans le cadre des adaptations qui accompagnent l'extinction de l'éclairage public une partie de la nuit, la plage d'extinction évolue : l'éclairage public est désormais éteint de 0h30 à 4h30 en semaine et de 2h à 6h du matin dans la nuit du samedi au dimanche.

Pour rappel, cette adaptation répond aux attentes formulées lors de la concertation menée durant la phase d’expérimentation. Parmi les autres aménagements prévus, la mise en place de l’éclairage à détection est à l’étude et devrait intervenir, avant la fin de l’année, dans le quartier des Charmanches.
C.P. Service communication // NASA // CCBY Flickr aussiegall

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L’extinction de l’éclairage public entre 1h et 5h du matin est effective à Crolles depuis février 2015. Après une phase de test de 8 mois, l’extinction se poursuit. Une réflexion est en cours sur divers aménagements (modification des plages horaires, éclairage à détection...) qui pourraient l’accompagner.
Qu’en pensent les « usagers de la nuit » ? Éléments de réponses en vidéo.

Le contexte

Le parc d’éclairage public de Crolles est composé d’un peu plus de 2400 points lumineux. Ces dernières années, des efforts ont été entrepris pour aller dans le sens de l’amélioration énergétique :

  • - 13 des 52 armoires de commande sont équipées de variateurs de puissance,
  • - 85% des luminaires sont aujourd’hui à LED ou équipés de lampes sodium haute pression,
  • - là où cela est possible, l’intensité de l’éclairage baisse selon les horaires,
  • - une antenne radio permet de piloter automatiquement l’éclairage en fonction du lever et du coucher du soleil.


Dans ce contexte d’amélioration progressive de l’éclairage public, une expérimentation de l’extinction totale des luminaires de la commune entre 1h et 5h du matin a été menée entre février et novembre 2015.

Cette expérimentation s’inscrit dans une volonté politique exprimée dans le programme de la majorité municipale aux élections de mars 2014. Celui-ci comporte comme objectifs :

  • « le travail, en concertation avec la population, à la réduction de la pollution lumineuse sur la voie publique»,
  • « la poursuite du programme d’amélioration énergétique des bâtiments communaux et de l’éclairage public (…) : 30 % d’économie à l’horizon 2020 »,
  • « le renforcement de l’application de l’arrêté́ du 25 janvier 2013 sur la réglementation de l’éclairage nocturne des bâtiments».

Cette expérimentation s’inscrit également dans le cadre de la loi :

  • La loi Grenelle 1 évoque « la nécessité de prendre en compte les impacts des émissions de lumière artificielle sur l’environnement ». Son article 41 précise que « les émissions de lumière artificielle de nature à présenter des dangers ou à causer un trouble excessif aux personnes, à la faune, à la flore ou aux écosystèmes, entraînant un gaspillage énergétique ou empêchant l'observation du ciel nocturne feront l'objet de mesures de prévention, de suppression ou de limitation. »

  • L’arrêté du 25 janvier 2013 stipule que « l’éclairage nocturne des bâtiments non résidentiels (bureaux, commerces, bâtiments agricoles ou industriels, bâtiments publics, façades et vitrines par exemple) est limité à partir du 1er juillet 2013 afin de réduire les nuisances lumineuses et les consommations d’énergie ». La commune de Crolles s'est mise en conformité avec cet arrêté et a rappelé aux commerçants, artisans et industriels l'obligation d’en faire de même. A noter que l’extinction de l’éclairage public vient renforcer cet arrêté

Enfin l’action 19 de l’Agenda 21 de la ville a pour objectif « d’optimiser l’éclairage public » et le Plan Climat Air Énergie du Grésivaudan (PCAET) invite également à « Animer et sensibiliser les communes aux enjeux énergétiques ».


Les enjeux

Les conséquences de l’excès d’éclairage nocturne ne se résument pas à la privation de l’observation du ciel étoilé. Elles sont aussi une source de perturbations pour les écosystèmes (modification du système proie-prédateur, perturbation des cycles de reproduction, perturbation des migrations…) et la santé humaine.

De plus ce phénomène représente un gaspillage énergétique considérable :

  • sa limitation permet de réduire la consommation en énergie et l’émission de gaz à effet de serre.
L’extinction de l’éclairage public permet à la commune de réduire sa consommation énergétique pour l’éclairage public de 35% (soit 400 MWh/an) et de réduire sa production de CO2 pour l'éclairage public de 35% (soit 44 tonnes de CO2/an).

L’enjeu financier est aussi à prendre en compte. L’extinction de l’éclairage public permet en effet de réduire de 35% la consommation électrique de l’éclairage public : 400 MWh/an en moins soit 37 000 € TTC d’économies par an.


Les moyens

L’extinction totale de l’éclairage public sur la période test février-novembre 2015 a été précédée d’une première expérimentation dans la nuit du 21 au 22 novembre 2014.

Puis, à partir de février 2015 :

  • Les supports d’information de la ville ont accompagné l’expérimentation pour expliquer les enjeux environnementaux et économiques de l’extinction
  • Un Samedi citoyen ainsi qu’une réunion publique ont été organisés pour permettre à chacun de s’exprimer sur le sujet.
  • Trois balades urbaines ont aussi permis de se rendre compte du changement in situ.
  • Des permanences ouvertes au public étaient également proposées pendant la durée de l’expérimentation auprès de Marc Brunello, adjoint en charge des déplacements, des bâtiments et de l’énergie.
  • Une enquête sur l'expérimentation

Premiers élements de bilan

Même si les retours positifs sont nombreux, certains habitants ont fait état de difficultés ou mettent en lumière des changements à apporter dans les habitudes de chacun :

Difficultés à se déplacer à pieds ou en vélo

  • pour aller au travail tôt le matin (travailleurs postés ST,…)
  • quand on rentre tard chez soi (après une réunion, de chez des amis, …)
  • parkings d'équipements communaux plongés dans le noir.
Changement d’habitudes
  • nécessité de s'équiper de lampe de poche,
  • installation d'éclairage extérieur personnel (à détection),
  • port de vêtements et d’équipements réfléchissant par les piétons et cycles.
Sentiment d'insécurité
  • peur du noir (quand pas de lune),
  • peur de ne pas être vu par les automobilistes,
  • peur d'agression et de cambriolage (même si les statistiques montrent que 80% des actes malveillants sont commis de jour).
Inquiétude d'actes d'incivilités
  • si les communes qui ont adopté l’extinction de l’éclairage public ont en général constaté une diminution de ces actes, une recrudescence a été observée à Crolles dans la première partie de la phase d’expérimentation, sans qu’un lien de cause à effet ne puisse être établi aux dires de la gendarmerie. Ce point sensible fait donc l’objet d’une attention toute particulière.


Réalisation

Dans le cadre des adaptations qui accompagnent l'extinction de l'éclairage public une partie de la nuit, la plage d'extinction évolue :
l'éclairage public est désormais éteint de 0h30 à 4h30 en semaine et de 2h à 6h du matin dans la nuit du samedi au dimanche.
Pour rappel, cette adaptation répond aux attentes formulées lors de la concertation menée durant la phase d’expérimentation. Parmi les autres aménagements prévus, la mise en place de l’éclairage à détection est à l’étude et devrait intervenir, avant la fin de l’année, dans le quartier des Charmanches.

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